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Enjeux

Terrorisme et extrémisme

Comment OZJF s'appuie sur les désignations juridiques des organisations terroristes, évalue les organisations qui associent activité politique et violence armée, et les distingue des civils.

Le mot terrorisme a plusieurs usages. Il peut désigner un statut juridique, décrire une tactique ou servir d’insulte politique. OZJF commence par les listes officielles et les actes documentés. OZJF distingue également les groupes armés des civils qui vivent sous leur autorité ou dans la même société. Cette ligne de démarcation est essentielle à une analyse rigoureuse et à la sécurité des civils.

Commencer par la définition juridique

La présentation du système des organisations terroristes étrangères par le Congressional Research Service explique la loi et ses effets. Elle définit le terrorisme comme une violence planifiée et motivée par des objectifs politiques, dirigée contre des non-combattants par des groupes infranationaux ou par des agents clandestins. Une inscription officielle peut entraîner le blocage de fonds, des restrictions de voyage et des poursuites pénales pour soutien matériel.

Les groupes dont parle OZJF

La liste des organisations terroristes étrangères du département d’État américain constitue le point de départ pour déterminer le statut juridique aux États-Unis. Le Hamas, le Hezbollah et le Jihad islamique palestinien y figurent depuis 1997. Une mise à jour du CRS de septembre 2025 confirme ces inscriptions et en explique les effets juridiques. Une inscription ne répond pas à toutes les questions morales ou politiques concernant un groupe, mais elle établit un fait juridique.

Le statut juridique d’Ansar Allah, également appelé les Houthis, a changé plus récemment. En janvier 2025, la Maison-Blanche a engagé la procédure de réinscription du groupe comme organisation terroriste étrangère. En septembre 2025, le rapport du CRS sur les organisations terroristes étrangères l’incluait dans la liste en vigueur. Les dates sont importantes, car un gouvernement peut modifier le statut juridique d’un groupe.

Administrer un territoire n’efface pas le terrorisme

Le contrôle d’un territoire ou la participation à des élections n’annule pas une inscription comme organisation terroriste étrangère. Le Hamas gouverne Gaza et reste inscrit sur la liste américaine. Le Hezbollah participe à la vie politique libanaise et a le même statut. L’activité politique peut aider à comprendre le soutien et le pouvoir d’un groupe. Elle n’efface pas les attaques documentées contre des civils.

Cette distinction a des conséquences sur la diplomatie, l’aide, les contrôles financiers, les frontières et les plans de paix. Un groupe peut bénéficier d’un soutien populaire et disposer de bureaux politiques tout en recourant à une violence qui fait obstacle à la construction pacifique d’un État.

Les institutions qui côtoient des groupes armés doivent être examinées séparément

Les gouvernements et les organismes d’aide qui travaillent à proximité de groupes armés ne doivent pas être considérés comme faisant partie de ces groupes sans preuve. Leurs règles, leurs finances, leur personnel et leurs mécanismes de contrôle doivent être évalués à partir de leurs propres dossiers.

Le système de paiements de l’Autorité palestinienne aux prisonniers et aux martyrs en est un exemple. La loi Taylor Force limite certaines composantes de l’aide américaine jusqu’à l’arrêt de certains paiements liés à l’emprisonnement ou au décès. En février 2025, le président Abbas a abrogé les règles antérieures par décret, une initiative saluée par l’Union européenne. Par la suite, Euronews a indiqué que la Commission européenne demandait des réponses à des allégations selon lesquelles les paiements se poursuivaient par d’autres canaux. Les registres de paiement sont nécessaires pour trancher cette question.

L’UNRWA soulève une autre question. Le rapport Colonna commandé par le secrétaire général de l’ONU a fait suite à des allégations selon lesquelles certains membres du personnel avaient participé aux attaques du 7 octobre. Il a conclu que l’UNRWA disposait de règles de neutralité plus solides que celles d’organisations similaires et a formulé 50 recommandations de changement. L’UNRWA publie des rapports d’étape. Les lecteurs doivent mettre ces rapports en regard des éléments relatifs aux fautes commises par des membres du personnel et au travail de l’agence.

À quoi ressemble une lutte rigoureuse contre l’extrémisme

Une analyse rigoureuse nomme les groupes, les réseaux, les sources de financement et les organismes qui leur apportent une aide. Elle ne traite pas des peuples entiers comme les prolongements d’une faction. Elle distingue trois catégories :

  • Les civils vivant sous un régime répressif ou non élu.
  • Les organismes publics et humanitaires qui peuvent souffrir d’un contrôle insuffisant ou compter des membres du personnel liés à des abus.
  • Les groupes armés qui utilisent la violence contre des civils à des fins politiques.

Chaque catégorie exige des preuves différentes et une réponse différente.

La ligne que trace OZJF

OZJF désigne les groupes inscrits sur les listes selon leur statut juridique et évalue les affirmations visant les organismes qui les côtoient à partir des faits propres à chacun. Cette approche rejette à la fois les attaques contre les civils et le traitement de tous les civils comme des forces ennemies. Combattre le terrorisme et protéger les civils sont deux devoirs distincts. Aucun des deux n’est crédible sans l’autre.