Les agences de l’ONU et les organisations d’aide accomplissent des tâches que les gouvernements ne peuvent souvent pas remplacer rapidement. Leur utilité ne les place pas au-dessus de tout contrôle. Les lecteurs doivent poser quatre questions. Quel est le mandat de l’organisation ? Comment mesure-t-elle son travail ? Comment enquête-t-elle sur les fautes ? Les observateurs extérieurs peuvent-ils juger sa réponse ?
L’UNRWA constitue actuellement un cas majeur. Elle fournit des services quotidiens aux réfugiés palestiniens. Elle fait également face à de graves questions sur la conduite de certains membres de son personnel et sur des partis pris politiques. Les accusations selon lesquelles certains employés auraient participé à l’attaque du 7 octobre ont entraîné des enquêtes et un débat majeur sur le financement. Une présentation générale du Congressional Research Service résume les questions de politique publique qui se posent aux États-Unis.
Le dossier public comprend l’examen indépendant présidé par Catherine Colonna et le résumé du plan d’action de l’UNRWA. L’examen décrit les garanties actuelles et appelle à des changements. Le plan d’action expose la manière dont l’agence affirme qu’elle réagira. Aucun de ces deux documents ne prouve que les changements ont fonctionné.
Pour vérifier une affirmation de neutralité politique, il faut demander qui contrôle les règles, qui enquête sur une violation et quelles conclusions sont rendues publiques. L’UNRWA décrit en ligne sa fonction d’enquête et ses canaux publics de signalement. Ces dispositifs font partie des éléments de preuve, tout comme les récits bien étayés de leurs défaillances.
Le même critère s’applique au-delà de l’UNRWA. Une agence de secours, une commission d’établissement des faits, un expert de l’ONU et un organisme donateur ont des missions et des pouvoirs différents. Chacun doit être jugé selon ses propres méthodes, ses documents publics, ses corrections et son ouverture au contrôle extérieur.
La critique doit désigner l’organisation, la décision ou la défaillance en cause. Les preuves du travail utile accompli par cette organisation doivent également rester visibles. Cette approche est plus juste et plus utile qu’un jugement général sur l’ONU ou le secteur de l’aide.