Un accord de paix israélo-palestinien serait confronté à de nouveaux dirigeants, à une opposition armée, à des tensions économiques et à une reprise de la violence. Signer un accord n’est que la première étape. Chaque partie a besoin d’un gouvernement capable de tenir parole et de conserver le soutien de la population lorsque l’accord est mis à l’épreuve.
La présentation du processus d’Oslo par le département d’État retrace les efforts visant à transformer la reconnaissance mutuelle et l’administration provisoire en négociations sur un accord définitif. Ce processus n’a pas abouti à un accord final. Le pouvoir palestinien s’est ensuite divisé entre l’Autorité palestinienne et le Hamas. Les groupes armés ont continué à recourir à la violence. Les attaques et l’échec des négociations ont également affaibli la confiance des Israéliens dans la possibilité de céder des terres en échange de la paix.
L’Union européenne soutient la création d’un État palestinien indépendant, démocratique, d’un seul tenant, souverain et viable aux côtés d’Israël. Elle appelle également à une réforme de l’Autorité palestinienne. En 2025, l’UE a salué un décret-loi qui modifiait le système de protection sociale. Ce décret a supprimé le fondement juridique des paiements aux prisonniers et aux martyrs dans le cadre d’un plan de réforme plus large.
Les deux aspects sont importants. Une réforme dépourvue d’objectif politique clair peut perdre le soutien de la population. Un plan de paix qui ne repose pas sur des organismes publics solides peut dépendre de promesses que personne ne peut faire respecter.
Les rapports du Congressional Research Service sur les Palestiniens établissent un lien entre le pouvoir palestinien, l’aide, la coopération en matière de sécurité et la division entre le Hamas et l’AP. Un accord durable nécessiterait un organisme palestinien capable d’administrer un territoire, de contrôler les groupes armés, de gérer les fonds publics et de tenir parole après un changement de dirigeants.
OZJF recherche quatre éléments dans un plan de paix : des dirigeants palestiniens choisis par leur population et responsables devant elle, de solides garanties de sécurité pour Israël, des pressions extérieures pour mettre fin aux récompenses liées au terrorisme et des institutions publiques capables de résister à la prochaine crise. Aucun de ces éléments ne peut garantir la paix. Un plan qui les ignore a peu de chances de durer.